Monstrueux
Recueil de nouvelles gothiques dans le Paris du XXe.
Dix contes cruels où la chair se métamorphose, où les secrets s’empoisonnent et où les monstres ne sont pas toujours derrière les barreaux.

Monstrueux
Jeanne Poma
Dix contes cruels où la chair se métamorphose, où les secrets s’empoisonnent et où les monstres ne sont pas toujours derrière les barreaux.
Dix illustrations où se mêlent angoisse et étrangeté.
Un thriller captivant où la peur, le pouvoir et les légendes s’entrelacent jusqu’à la dernière page.
Date de sortie : octobre 2026.
240 p. 11 illustrations de Fean (@Fean.arts)
VERSION DEDICACÉE (livraison BPost)
VERSION EBOOK
COMMANDE AMAZON.FR (Pour toute la France)
! Liens actifs dès le 01.01.2026 à midi.
L’histoire de Monstrueux
Les nouvelles du recueil Monstrueux se déroulent, pour la plupart, dans la région parisienne du XIXᵉ. Elles s’ancrent parfois dans des contextes réels : l’épidémie de choléra de 1832, l’hiver glacial qui gela la Seine en 1871, la Commune de Paris ou encore la rumeur qui circula au sujet de Marie-Antoinette. Bien sûr, j’y ai ajouté une dose d’horreur pour pimenter la réalité et rendre vos nuits plus effrayantes.
Dans ce voyage, vous serez accompagnés par la talentueuse Fean (@Fean.arts), une artiste que j’ai eu la chance de rencontrer à Paris il y a plusieurs années. Son univers grouille de personnages torturés, parfois psychédéliques, toujours fascinants et profondément inspirants.
Toutes les deux, nous couchons sur le papier ou dans des cahiers soigneusement refermés la noirceur des âmes que nous croisons ou qui naissent de notre imagination. Comme un exutoire à nos angoisses, la création sert de catharsis à nos peurs et à nos tourments.

Fean
À travers ses peintures et dessins, l’artiste Fean compose un univers sensible où souvenirs, émotions et instants de vie se mêlent. Entre chaos et poésie, ses œuvres nous invitent à regarder autrement ce qui nous entoure.

Extraits
L’homme à la barbe enfile ensuite des gants et saisit une petite fiole noire qu’il sort de sa poche. Il l’ouvre et la vide dans la bouche grande ouverte et noyée de glace. L’homme allongé ne réagit pas. Le liquide est rouge, sombre, avec une pointe de violet. Le fluide sirupeux glisse contre les parois glacées de la trachée, s’infiltre dans les bronches, puis colonise l’organisme avec une rapidité foudroyante. Le poison tisse sa toile au plus profond des tissus et déjà une pointe de rouge embrase la blancheur de la cornée.

Les yeux sombres du majordome l’observent maintenant sans relâche. Étourdi par la chaleur, Julien pense à arrêter son travail. Il devrait fuir cet endroit maudit. Mais l’instrument l’obsède, alors il se remet au travail. Redoublant d’attention, il examine chaque vis, chaque ressort.
